UN PREMIER BILAN DE LA FETE DU PATRIMOINE 
POUR ETRECHY ET SA REGION.

COUP DE GUEULE !

TOURISTES ETRANGERS : 
VENEZ EN FRANCE POUR NOS CHATEAUX ! 
NOTRE LANGUE ? 
UNE SURVIVANCE DU PASSE, INDIGNE DE NOS FETES. 

La question principale pour le week-end consacré à notre patrimoine ne concerne ni L.A.R.E.M.I., ni Festiv'Art à Etréchy. Elle concerne le spectacle pyrotechnique de Chamarande (spectacle payé par le Conseil général de l'Essonne) : l'Essonne était-elle encore en France le samedi 16 septembre 2.000 ? 

LA CHANSON FRANCAISE "CHEF D'OEUVRE EN PERIL" ?

Il est inacceptable et scandaleux que la musique précédant le (très beau) spectacle pyrotechnique et celle le concluant ait été composée de chansons anglaises. Du rap à la musique ancienne en passant par la variété, le choix est-il si étriqué que ça ? Les musiciens français et les amoureux de leur génie peuvent féliciter le Conseil général de l'Essonne pour sa logique dans la préservation du patrimoine : la France a de belles pierres à mettre en valeur, mais assurément aucune musique !

 

Pour L.A.R.E.M.I., le rythme de croisière semble atteint. Bien sûr, il y a toujours quelques "blancs", mais les échos recueillis sont favorables (et l'audience mesurable des visites de ce site donne quand même une idée). Le panel des chansons diffusées, la diffusion en sono publique sur la Grande rue (et pourquoi pas sur les parkings du Centre commercial ?) qui permet de rappeler que L.A.R.E.M.I. émet, le bulletin de prévisions de METEO-FRANCE pour toute la semaine (qui plaît toujours autant), font partie de nos principaux atouts. Nos partenaires (que nous remercions) peuvent être donc rassurés.
Nous retenons deux observations d'auditeurs :
- les chansons anglophones : même pour évoquer les anniversaires concernant Lennon ou Hendrix, L.A.R.E.M.I. ne doit pas se sentir obligée de les passer à l'antenne (il va falloir atteindre 101% de chansons françaises !);
- L.A.R.E.M.I. doit franchir le cap et solliciter des subventions (notre absence en juin 2000, faute de partenaires en nombre suffisant, n'est donc pas digérée ?). Rappel : la ligne actuelle de L.A.R.E.M.I. est axée essentiellement sur le fait de savoir si elle est un besoin pour le village; nous n'en sommes pas persuadés (et là, pas de bol pour nous, il nous est rétorqué que bien des associations locales n'ont pas nos préventions et pompent sans vergogne un maximum de sous pour un "rendu" aux Strépiniacois très réduit).  De plus, nous sommes assez jaloux de notre indépendance : comment lier une pétition environnementaliste contre la Mairie et solliciter en même temps des subventions ? Idem avec le Conseil général : comment aller sonner à sa porte tout en vitupérant (euphémisme, cf. carton rouge ci-dessus) contre lui sur sa manière de dépenser notre argent de contribuable en faveur de la chanson anglophone lors de la fête du patrimoine français le 16/09/2000 ? 
Une observation de L.A.R.E.M.I. : l'absence de liaison téléphonique entre l'équipe du "Service Enfance Jeunesse Animation" et L.A.R.E.M.I. a fait perdre à notre présence l'essentiel de sa raison d'être. Même si nous avons pu donner assez rapidement l'évolution du programme (déplacements des manifestations, modifications d'horaires, concert repoussé), nous n'étions pas réellement en direct sur le terrain : le pire étant atteint avec l'impossibilité de donner le résultat des prix décernés à 19h, alors que nous cessions d'émettre à 20h. Quel gâchis ! 
(L.A.R.E.M.I. veut remédier à cet état de fait dès les prochaines émissions pour le Forum des associations des 7 et 8 octobre.)

Pour Festiv'art lui-même. (Ces observations n'engagent que nous). 
Même si le mauvais temps de vendredi soir, l'effet Jeux olympiques et le feu d'artifice de Chamarande doivent être pris en compte, l'audience et la satisfaction du public sont largement en dessous de ce qui pouvait être espéré.  
La date est mal choisie. Le festival est trop éloigné du concept "journées du patrimoine" et tombe en concurrence avec des manifestations prestigieuses : le public est alors bien trop sollicité dans les environs ou même sur Paris. La comparaison avec la fête de la musique vient de suite à l'esprit : 
- soit il faut revenir à l'idée de départ de ces fêtes : le citoyen s'implique alors personnellement et s'installe devant sa porte pour peindre en septembre et chanter en juin, 
- soit des artistes sont engagés pour faire le spectacle.
Dans le premier cas, il faudra bien un jour envisager de mettre certaines rues (dont la principale) en voie piétonne pendant les manifs pour espérer voir les Strépiniacois être présents en s'appropriant la fête et le domaine public. Dans le deuxième cas, il est vain de mettre de l'argent sur des noms peu connus du grand public alors que Paris ou les villages environnants font forcément mieux qu'Etréchy.
Les lieux. Dans les deux cas, l'effet de masse est un fait incontournable; l'expérience du Téléthon montre que la répartition sur deux sites est une erreur, alors avec huit... Sauf à avoir une animation exceptionnelle ou un plateau superbe et renommé, la salle Jean Monnet, le Kiosque (disons centre ville) et le Centre culturel sont les seuls vrais pôles de la vie communautaire strépiniacoise; investir (au propre comme au figuré) un autre lieu est plus qu'aléatoire. (Au milieu de ces conclusions, parlons de l'avenir : si le prochain Téléthon a lieu à Etréchy =???=, le faire au gymnase du Cosec est déjà plus qu'un handicap.) Peu de commerçants ont joué le jeu (pourtant, ce "jeu" n'était pas coûteux cette fois...) en faisant une place dans leur vitrine ou leur boutique aux artistes.
Les moyens humains. Très largement insuffisants; comment imaginer que deux personnes (à qui nous tirons un grand coup de chapeau)  puissent gérer un tel bateau, même avec l'aide de quelques bénévoles ? Le personnel communal a été exemplaire pour la mise en place du matériel, allant bien au delà de ce qui lui était demandé, tout en effectuant les tâches habituelles qui lui sont imparties (à ce sujet, à la veille de Festiv'art, ces tâches quotidiennes étaient-elles si urgentes ?).
Le concept. Est-ce que la forme (éclatement des sites, etc.) est seule en cause ? Sur le fond, les données sociologiques du village sont peut-être trop éloignées de l'art tel qu'il a été exposé ce week-end. Il était plus facile à L.A.R.E.M.I. d'inciter le public à aller voir des peintures, des photos, une pièce de théâtre ou un concert style cabaret que d'aller écouter Sylvain Beuf. L'art dans la rue, oui bien sûr, mais... pas seul.

Bilan très mitigé à cause de péchés de jeunesse, mais Festiv'art doit continuer. Il lui faudra, en tout cas, d'autres moyens en communication (au propre comme au figuré), et d'autres moyens en personnel.

Rédigé le 20/09/2000.


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Festiv'Art


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