ELISABETH INTROLIGATOR (Pour
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Le pont
Il y a le
pont qui enjambe la rivière,
Et permet de découvrir d'autres horizons.
Le pont facilitait le commerce naguère ;
C'était un véritable agent de liaison.
Et sous le pont, le fleuve prodiguait son eau.
L'eau source de vie, d'où la présence des hommes,
Près de la rive, près du quai et près du ruisseau.
Bientôt la vie s'organise autour du fleuve,
Le village se construit, maisons, église et dôme.
Puis viennent les troupeaux que la rivière abreuve.
Un pont de
pierre, de bois, un pont qui tient debout,
Qui raconte une histoire, construit le paysage.
La nuit, son ombre, si noire, fait peur aux matous,
Mais il les abrite à coup sûr quand vient l'orage
Quand il est grand, les enfants jouent sous ses arches,
On y trouve aussi, des adultes sans logis !
Pour un défilé, alors, place à la marche.
De la cité, du village, c'est l'axe de vie
Les ponts
sont partout ! Ils nous incitent à partir
Partir pour découvrir le monde et l'admirer.
Grâce à eux, nous pouvons aller vers l'avenir,
Et découvrir le monde, sans le défigurer.
Notre vie
est un pont entre générations,
Nous transmettons la vie, nous léguons la Terre !
C'est pourquoi aujourd'hui, faisons très attention,
Donner le goût de la vie, éviter la guerre.
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LA SEINE
Je suis "la Seine", fleuve aux belles boucles vertes.
J'en ai porté des bateaux, des petits, des plus gros, des péniches
J'ai connu des baignades, et aussi des promenades
Pour descendre mon cours, il faut des mains expertes.
Les longues traversées, sont réservées aux riches !
Des pêcheurs rêvent aussi
à une belle grillade !
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Il y a bien longtemps, les poissons étaient là,
À foison, aliment utile aux riverains.
Les Celtes, Romains et Gaulois, m'ont connue alors
J'étais un vrai pont entre tous en ce temps là.
Aujourd'hui, je suis supplantée par le train !
Mais, toujours, oui, je coule, et point ne m'endors.
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Comme s'était plaisant, les champs, les villes et leurs ponts,
La vie était partout, dans mon eau et mes rives
La plus belle : Paris, là, j'en étais l'écrin !
Las, plus d'auberges, et fini les fins chapons,
Sur mon eau, des poissons morts à la dérive
Et des guinguettes on n'entend plus le crincrin
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Les paysages si verts ont un peu disparu,
Je vis des cheminées, remplacer des jardins
En même temps, les bateaux beaucoup moins fréquents !
Et alors là, la pollution est apparue
Adieu petites fleurs, lilas, muguet, jasmin,
En plus, je vis mon eau se charger d'excréments !
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Des savants sont venus, et m'ont auscultée,
Ils ont prélevé de mon eau et des poissons.
J'appris que des usines, j'avais la saleté,
Qu'il faudra des siècles pour me soigner, me guérir.
Va-t-on retirer mon symbole des écussons ?
J'aimerais à nouveau, les petits poissons nourrir
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LA PLANETE
EN COLERE
Notre jolie planète bleue, elle n'en peut plus !
Pourtant elle donnait, donnait à tous à vivre,
Mais les hommes orgueilleux en voulaient encore plus,
Le monde était à eux, ils en étaient ivres !
Ivres, et
très vite certains s'arrogèrent tous les droits.
Droit de diriger les autres de les affamer.
De pauvres hères se retrouvèrent alors sans toit,
Alors que les " chefs " voulaient tous être acclamés
!
C'est là que la planète commença à souffrir,
Pour servir le progrès, on bâtit des barrages,
Les hommes firent des guerres, et beaucoup périrent ;
Il fallut rebâtir, réparer les ravages !
La technologie
s'en mêla, toujours plus haut !
Plus d'avions, plus de fusées, malheur à l'ozone
On a tout déboisé
et il fait bien plus chaud !
Et notre atmosphère n'est plus vraiment bonne.
Par refus
de vieillir, on prend des hormones,
Les bébés bientôt sans nombril, une utopie ?
Non ! L'homme invente et dépasse les bornes.
Le monde nouveau sera-t-il plus réussi ?
Notre planète souffre de tous ces délits !
Les humains l'ont exploitée, déformée, violée !
Pensant dominer le monde à leur seul profit,
La planète aujourd'hui est vraiment révoltée.
Avec cela,
comment s'étonner de la colère
De notre Terre, et de tous la grande misère ?
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L'Oeuf, la Rimarde
puis l'Essonne,
la Juine, son affluent :
Ont la douleur de vous faire part de la dangerosité de la baignade sur leurs parcours verdoyant et ombragé, qui vous ont tant plus les années passées...
Il en va de votre santé, mais si vous le faites, vous serez de plus poursuivi; la loi le dit !
Rappelez-vous le Code de la Santé Publique, L 1332-1 et 1332-2. Apollon aurait dit de même : ne vous baignez pas. Mais votre punition sera plus légère qu'aux siècles passés ! Seule, une amende vous sera infligée...
Le Chef de la Cité, a le pouvoir et la responsabilité de faire appliquer les règlements : Loi 2212-2 du Code Général des Collectivités Territoriales...et le reste !
Alors, oubliez
le bain, mais pensez à protéger mon eau.
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L'Essonne
Petit ru
charmant, tu nais à Neuville
Après les champs, tu traverses les villes.
Avec le temps, les usines vinrent les polluants,
Chargée de matériaux nullement tentants,
Ce ne sont plus des bateaux mais des métaux
Que tu apportes aux riverains avec l'eau !
Dame Nature
t'avait donné la beauté,
Hélas les hommes, depuis longtemps l'ont polluée.
Aujourd'hui, enfin, ils en prennent conscience,
Pour effacer cela, s'aident de la science.
Rêvons qu'un jour à nouveau, les petits poissons
Puissent faire le régal de nos jeunes garçons.
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Prière à Acionna
Oh ! Acionna,
déesse de l'Essonne,
Adorée des Gaulois, respectée des Romains,
Veille sur ton eau, et que le poisson foisonne !
Longtemps
les hommes t'ont oubliée,
Mais prends d'Exonna pitié !
La flore et la faune souffre
du souffre
Et autres rejets commis par l'industrie.
Veille aussi
sur l'Oeuf, la Rimarde et la Juine,
Que les abeilles reviennent et butinent
Grâce à toi, que près de leurs lits les buissons
Soient à nouveau épais et fleuris
Et que la vie reprenne par les poissons.
Déjà nous te disons mille fois merci !
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REVERIE AU BORD DE L'ESSONNE
Rêvons
au bord de l'eau,
De pêcher un poisson d'argent,
D'une promenade en bateau,
Pour le plaisir, du reste soyons négligent...
Hélas,
ma rivière porte un écriteau,
Son eau contient du détergent !
Adieu poisson, adieu bateau,
Nous allons être indigents...
Mais soudain,
nouveau tableau,
Des enfants, eux, intelligents,
Emplissent des tombereaux
Nettoient l'eau, ils sont un contingent !
Demain, ma
mie, au bord de l'eau,
Nous pêcherons un poisson d'argent,
Nous promènerons en bateau.
Mais il faudra rester vigilent !!!
Le petit poisson de la Juine... à l'Essonne
Gloup, gloup,
gloup
j'avance dans la Juine,
Je ne suis pas d'humeur câline !
Voyez mon dos, cette argenture,
Eh oui ! Je la dois au mercure.
A présent,
ma vie est protégée,
On peut pêcher, mais pas manger !
Vos polluants, sont devenus danger.
Puisque vous avez tout saccagé.
Je ne peux
plus avoir de petits,
Alors, je nage, je nage sans répit.
Soyez attentifs, et nettoyez !
Et là, un jour, nous pourrons frayer
Ponts de l'Essonne
Bâtis
autrefois, en bois, en fer, en pierre
Nous voyons la pollution de la rivière.
Les noms de rue évocateur, tel l'Abreuvoir,
A présent on peut dire, est devenu crachoir.
Passerelle de bois pour traverser l'Essonne,
Vient le jour où nous n'y verrons plus personne !
Gentils ponts de bois, de fer ou bien de pierre,
Nous persistons à surveiller la rivière.
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Pour écrire à l'auteur : faire
un mél à Larémi qui fera suivre.
Avec les remerciements
de LAREMI pour l'autorisation de mise sur son site de ces poèmes et des
illustrations de CLAUDE VIEZZOLI.
Dernières mises à jour de cette page : 10/10/2010, 12/10/2010,
22/07/2011, 05/08/2011.